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Désinformations - Dette publique

Après "le trou de la Sécu" et "les retraites impayables", voici "LA DETTE ", troisième volet de culpabilisation du peuple qui travaille ...
 

 

Aujourd'hui, il n'est pas un spot informatif qui ne nous parle de la dette de l'état ou de problèmes de financement; et chacun de soupirer en affirmant que c'est ainsi, les temps sont durs et l'argent difficile à trouver.

 

Les politiques nous inondent de théories et de réformettes, destinées à "boucher le trou de la sécu" ou à "couvrir le financement des retraites". Certains vont même jusqu'à proposer de "réaffecter" les surplus fiscaux à éteindre la dette.

 

L'idée qui reste de tout ceci dans la pensée populaire, c'est que l'économie est une donnée naturelle, et qu'il faut faire avec, en essayant de s'accomoder de ses défauts.

 

Rien n'est plus faux: l'économie est purement humaine. Elle représente une convention prise entre les hommes, et aucun d'entre nous n'a jamais signé pour être assujeti à une convention stupide.

 

Et pourtant, c'est ce qui se passe: nous sommes enfermés dans une convention stupide qui fait que l'argent est une marchandise rare et donc chère. Toutes nos élites nous laissent penser qu'elle est une loi naturelle, alors qu'elle n'est que le résultat d'habitudes et de tractations privées entre banquiers et politiques des siècles passés.

 

Pour pouvoir tout de même nous développer, ils nous faut donc acheter de la monnaie (l'euro) à des prêteurs

Ce faisant, nous avons collectivement à rembourser un emprunt irremboursable dont le poids ne cesse de croître.

Plus de la moitié de ce que la France doit aux banques est de l'intérêt cumulé (environ 600 milliards d'euros sur 1000 milliards).

C'est cela, la "dette de l'Etat" dont les politiques nous rebattent les oreilles: le produit d'un abandon total de notre monnaie aux mains des intérêts corporatistes de groupes financiers. Détails à propos de la dette => http://tiki.societal.org

Sans une réforme, aucune amélioration sociale ou environnementale d'envergure ne sera possible, puisque nous sommes en train de nous appliquer à nous mêmes ce qui est le sort des pays pauvres depuis plus de quarante ans. A-t-on jamais vu un pays du sud se relever du système de la dette?

 

Le Mouvement Sociétal propose et soutient l'idée de créer un espace économique à monnaie sociétale.

 

Le champ d'application est l'ensemble des domaines sociaux "non rentables", c'est-à-dire partout où la somme de monnaie récupérée par l'activité ne permet pas de couvrir les intérêts de l'emprunt initial.

Ces activités sont nombreuses, et représentent un véritable gisement d'emplois.

Les détails de la proposition de monnaie sociétale couplée à une forme d'Entreprise à Mandat Sociétal


Quelques précisions

Sans vouloir remonter plus en amont que 1980, la dette de l'Etat était de 206 Md€ (en valeur "euro 2004"). Si on considère les intérêts moyens à 5% sur la période 1980 à 2004, un calcul à partir des valeurs annuelles de la dette nous montre que si nous n'avions pas eu à emprunter cette monnaie sur un marché monétaire (donc à payer des intérêts) la dette cumulée ne serait que d'environ 382 Md€ à fin 2004 (au lieu de 1067 Md€). Les prêteurs nous ont donc collectivement "ponctionné" de 685 Md€ et c'est un transfert de richesse de la collectivité vers les "rentiers". ( Correction du 11 mai: Une erreur de saisie nous avait amené à un calcul plus faible du cumul des intérêts, de 650 Md€ )


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Mais, bon sang, est-il "normal" - et pour plus d'explications sur ce point, voir la page de l'ADED - que nos dirigeants aient bradé le droit régalien de création monétaire de notre Peuple, pour transférer celui-ci à des banques privées et devoir ainsi emprunter la monnaie dont nous avons besoin pour assurer notre développement ?





Les dépenses de fonctionnement de l'Etat incluent principalement les charges salariales et l'achat de biens et services pour la consommation intermédiaire.
Les dépenses d'investissement comprennent la formation brute de capital fixe (Écoles, hôpitaux, infrastructures de transport et de communication, l'acquisition de terrains, etc.) et représentent 3,3% du PIB en 2005 soit 56 G€ (milliards d'euros)

Comme le budget de l'Etat est de # 330 G€, le taux de FBCF est de 17% du budget, et incidemment plus que le "déficit" qui est en 2005 de 46,9 G€.
Si l'Etat tenait une comptabilité d'entreprise, en face de ce "déficit d'exploitation" de 46,9 G€ il y aurait bien une création de capital (de valeur) de 56 G€, et cette "entreprise" (l'Etat) paraitrait tout à fait saine, étant capable d'investir 17% de son budget pour développer son attractivité.
On peut souligner que ces équipements vont servir aux générations futures et il n'est donc pas anormal qu'elles participent également au remboursement de cette dette ( modulo le payement de l'intérêt que nous considérons comme inique).


Pour en savoir plus: http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=DettePublique


Date de création : 18/11/2006 @ 16:29
Dernière modification : 12/05/2007 @ 11:05
Catégorie : Désinformations
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